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Fin février 2026, l’ancienne Miss France Camille Cerf a à son tour pris la parole sur Instagram. «On m’a diagnostiqué un lipœdème», explique-t-elle. Et de confier : «Mes jambes, c’est devenu mon gros complexe». La trentenaire, désormais animatrice TV, dit avoir longtemps cherché à les cacher et décrit, comme EmmyMakeUpPro, des gonflements persistants, des bleus inexpliqués, des douleurs dans les jambes surtout le soir et quand il fait chaud, ainsi qu’un aspect de peau d’orange. Elle raconte avoir essayé sport, drainages et alimentation équilibrée, sans voir disparaître ces gonflements. Ce nouveau témoignage remet en lumière ce trouble encore méconnu. On fait le point.
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Une répartition localisée de graisses malades
Il est très compliqué de connaître le nombre exact de personnes atteintes de ce trouble. Contactée par nos soins en 2019, la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES), du ministère des Solidarités et de la Santé, indiquait ne pas avoir de données chiffrées. En revanche, dans la littérature scientifique, certaines estimations avancent que le lipœdème pourrait concerner jusqu’à 11 % des femmes adultes, mais les données restent variables selon les études et la pathologie demeure probablement sous-diagnostiquée en Europe.
On ignore pour l'instant les raisons du développement du tissu adipeux
Michèle Depairon, angiologue
En 2019, lorsque nous avions interrogé le Dr Stéphane Vignes, chef du service de lymphologie à l’hôpital Cognacq-Jay à Paris, il décrivait le lipœdème comme «une anomalie de répartition de graisses malades», soulignant la difficulté à le définir clairement tant il était encore mal reconnu. Depuis, les connaissances ont progressé et le cadre médical a évolué. Le lipœdème figure désormais dans la Classification internationale des maladies (ICD-11) de l’OMS, où il est répertorié comme une entité clinique à part entière. Une inscription qui marque une étape importante dans sa reconnaissance.
Toutefois, il n'existe pas de morphologie caractéristique d'un lipœdème. Celle-ci peut varier en fonction du type présent chez la patiente et de son poids. Dans certains cas, la silhouette aura «un buste assez fin et des jambes plus épaisses où des graisses se cumulent anormalement, des hanches jusqu’aux chevilles sans affecter les pieds», rapportait le Dr Stéphane Vignes. Selon la youtubeuse EmmyMakeUpPro, les zones atteintes peuvent être variables : la pathologie peut aussi bien affecter les jambes, les cuisses que les bras. Le lipœdème reste une maladie complexe. Les spécialistes décrivent plusieurs types de répartition selon les zones atteintes, ainsi que trois stades évolutifs définis à partir de l’aspect clinique de la peau et du tissu adipeux.